|
Leur
projet
Extraction
d'huile d'arachide et vente sur les marchés locaux ; le
prêt est individuel, le projet, lui, était collectif.
La générosité des marraines françaises
a permis :
- l'implantation des micro-crédits (prêts de petites
sommes d'argent) au village pour des femmes toutes analphabètes
et touchées par une grande pauvreté.
- d'aider les femmes à exercer ou diversifier leurs Activités
Génératrices de Revenus (AGR) et, à moyen terme,
d'à améliorer leurs conditions de vie.
- de mettre en place un mécanisme de suivi et d'évaluation
à travers la réalisation d'une convention et d'un contrat
individuel avec chaque filleule sur les conditions d'octroi du crédit.
En retour, il est demandé aux femmes marrainnées :
- d'appartenir à la coopérative des femmes Niya.
- de présenter (oralement) un projet à la coopérative
et à notre représentant au village.
- de connaître la convention qui les lie à notre association.
- de signer le contrat individuel.
- de s'engager à respecter le contrat de prêt ; au terme
de trois mois plus un mois de grâce la villageoise s'engage à
rembourser son prêt à un taux de 0% remis à Mr Katiella
Kawagana. Le prêt remis servira au micro-financement d'un autre
projet, pour une autre femme de Niya.
- d'accepter le suivi et l'évaluation par notre ONG.
- de ne pas avoir de prêt en cours.
Le plafond de crédit, l'échéance des remboursements,
le suivi et l'évaluation pourront être modifiés en
fonction de l'évolution du projet.
Les
femmes bénéficiaires sont touchées par une extrême
pauvreté ; ainsi, dans la politique de crédit de notre association, il n'est exigé aucune garantie, à la différence
d'autres systèmes de crédit.
La première
expérience de micro-crédit est celle de la Gramenn Bank
fondée en 1976 au Bengladesh par Muhammad Yunus (Prix Nobel
de la paix 2006). Ici en Afrique, la tontine, système traditionnel
d'épargne collective, peut remplir un rôle analogue ; c'est
à partir de ces deux modèles que notre association a implanté
sous une forme organisationnelle personnalisée, dans son cadre
associatif et bien sûr sans aucun but lucratif, le marrainage.
Le marrainage et le micro-financement permettent de concrétiser
un projet professionnel, de participer à une véritable économie
de solidarité, d'accélérer le processus d'autonomisation
des femmes.
Des mots
qui ont du sens : confiance, estime de soi, dignité. Ce projet
" pilote " pour notre association, ne pouvait exister sans l'aval des autorités
administratives et traditionnelles Mr Mamane SAIDOU, préfet
de Kollo, et Mr Gado ABDOU, chef du village, ont joué un
rôle déterminant, par leur présence et leur accompagnement
tout au long du travail préparatoire.
|
|
|
|